Elevé par un vigneron récoltant
ce vin de qualité, régulièrement primé
aux différents concours, est imprégné
d'histoire et de tradition camarguaise.

HISTOIRE

Ancienne propriété du Marquis de Montcalm (Louis-Joseph de Saint-Véran, né au château de Candiac près de Nîmes le 28/02/1672, et mort le 14/09/1759 lors de la bataille des Plaines d’Abraham au Québec), le domaine fut ensuite racheté par Louis Prat-Noilly (1845-1932).

 

Suite aux graves attaques de phylloxéra dans le vignoble français, et suite à la découverte de son absence dans les terroirs sableux, Louis Prat-Noilly rachète le domaine aux arrière-petits-enfants du Marquis de Montcalm. Il y fait construire l’ensemble des habitations (château, caves, écuries, lavoir, boulangerie, ramonetage, école, chapelle). En 1905, les vignes s’étendent alors sur une superficie de 305 hectares.

 

Quelques années plus tard, suite à la découverte de la parade contre le phylloxéra (greffage des vignes sur des plans américains résistant au puceron), et au nouvel essor du monde viticole, le domaine se transforme plutôt en un lieu de réception.

 

En 1932, à la mort de Louis Prat-Noilly qui n’avait pas d’héritiers directs,  le Domaine est mis à la vente. Ce dernier étant trop vaste et trop coûteux, il est morcelé en plusieurs lots en 1934. Le régisseur des vignes récupère ainsi 27 hectares aux abords du château, ainsi qu’une partie des bâtiments, caves et écuries. Un autre lot de 13 hectares sera également vendu à l’arrière-grand-père paternel de Pierre Jeanjacques. En 1946 l’ancien régisseur vend alors ses 27 hectares au grand-père maternel de M. Jeanjacques, originaire du mas Thibert (Bouches du Rhône). Les deux propriétés ainsi fusionnées en 1978, le Domaine de Montcalm occupe  aujourd’hui une superficie de 40 hectares.

TERROIR

Composé de 95 % de sable, il est donc idéal pour confectionner des crus souples, agréables et généreux.

 

L'ENCEPAGEMENT

Cepages blancs :
sauvignon, viognier, chardonnay, vermentino.

Cepages noirs :
carignan, grenache, merlot, cabernet franc, marselan, syrah.

 

CULTURE BIOLOGIQUE

En 2008, un groupe de vignerons récoltants décide de passer en culture biologique, continuité de l’action déjà menée sur le Domaine. Le virage se fait dans les meilleures conditions puisque le sol était déjà cultivé et non désherbé. Le résultat donnera en 2011 sa fameuse première cuvée issue du raisin biologique.


ELABORATION

LA VENDANGE

Dans un but qualitatif, la vendange est nocturne et se déroule mécaniquement afin que les raisins rentrés en cave maintiennent leur basse température. En effet, durant la saison estivale, les journées sont chaudes (30 à 35°) ce qui entraîne une maturité précoce du raisin. Vendanger la nuit, où la température avoisine les 20°, permet une meilleure conservation des arômes. De plus, afin de ne pas laisser les raisins dans les bennes de vendanges trop longtemps, la machine à vendanger nous permet une entrée plus rapide du raisin dans les chais. Les vendanges commencent à la mi-août et se poursuivent jusqu’à la fin septembre.

 

 

 

LA VINIFICATION

 

Blancs et gris

Dès l’entrée du raisin dans les chais, on extrait le jus de raisin à l’aide de pressoirs pneumatiques qui nous assurent un pressurage de qualité n’excédant pas 1.5 bars sur les raisins. Les jus de raisins ainsi récoltés vont ensuite être expédiés dans des cuves spécialement aménagées permettant un refroidissement autour de 10°C. Les cuves en béton utilisées ont une très bonne inertie à la température. Cette baisse de température permet d’éviter les départs trop rapides en fermentation et favorise le dépôt des bourbes (matières liquides et lourdes). Ces bourbes sont traitées dans un filtre à vide qui récupère 90 % des jus qu’elles contiennent. On regroupe ensuite les deux jus obtenus pour la phase suivante : les jus de raisins ainsi clarifiés vont ensuite être expédiés dans la cuve de fermentation. Finalement, la fermentation démarre lorsque les levures sélectionnées selon les cépages sont incorporées au jus de raisin. Le sucre du raisin, sous l’effet des levures adéquates, se transforme ainsi en alcool, en gaz carbonique et en chaleur.

 

Au sein des cuves, des circuits d’eau froide assurent le maintien d’une température constante.  (16 à 18°). Le contrôle de cette température est automatisé et géré selon la volonté de l’½nologue. Environ 10 à 20 jours plus tard, le sucre transformé en alcool disparaît et la fermentation s’achève. C’est ensuite la période de l’ouillage, opération qui consiste à remplir les cuves à raz bord pour éviter le contact avec l’air, ennemi juré du vin.

 

Elevage des blancs et gris

Il s’écoulera une période plus ou moins longue de quelques mois où le vin restera dans les cuves d’élevage afin de se clarifier naturellement.

 

Rouges

Le processus de fabrication du rouge est différent. La couleur rouge provient uniquement des colorants naturels contenus dans la peau du raisin. Ainsi, pour que la couleur teinte le vin, il faut laisser macérer la pulpe et la peau du raisin. Pour ce faire, dès réception, les grains de raisin sont acheminés dans une cuve ; la fermentation se déroulera sur 15 jours à 3 semaines. Pour la fermentation des vins rouges, la température des cuves doit être plus élevée (environ 28°). En effet, la couleur qui passe de la peau du raisin au jus s’extrait par l’action conjuguée du temps, de l’alcool et de la chaleur. C’est la maîtrise de ces 3 critères qui permet d’élaborer des crus rouges, profonds et généreux. Lorsque la fermentation s’achève, le vin est retiré de la cuve, la peau du raisin est pressée afin d’en extraire tout le jus coloré qui y est encore contenu. L’ouillage étant commun à tous les vins, son processus est donc identique aux autres.

 

Elevage des rouges

La période d’élevage des vins rouges est plus longue que celle des vins blancs et des vins gris. Elle peut se dérouler en barrique pendant près d’un an pour les crus haut de gamme.


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